La transmission a toujours été au cœur du projet des Studios Kabako, transmettre pour grandir avec d’autres, échanger, ouvrir des portes et des fenêtres…
Initialement centrée autour de la danse, la formation s’est ouverte avec le projet d’accompagnement de jeunes artistes sur Kisangani sur d’autres champs artistiques : le théâtre, la musique, la vidéo et le cinéma, mais aussi sur des matières techniques : ingénierie du son, régie lumière… et sur la gestion de projets culturels.
Les ateliers danse
Les autres actions de formation à Kisangani

Atelier Papy Ebotani, janvier 010, photo : Virginie Dupray
Les ateliers danse
Partout sur le continent, la danse de création se cherche encore. Aux côtés des chorégraphes, pour trouver ses marques, la danse a un besoin plus qu’urgent d’interprètes susceptibles d’interroger les propositions des chorégraphes pour les mieux prolonger et les nourrir.
Et lorsqu’un chorégraphe choisit de travailler dans une ville où n’existe aucun cours professionnel, à Kinshasa comme à Kisangani, il n’aura d’autre choix pour créer que de former lui-même les futurs interprètes de ses spectacles.
La formation des danseurs est donc un aspect essentiel du projet des Studios Kabako. L'objectif n'est pas de transmettre une approche personnelle de la danse, mais de former des danseurs et des chorégraphes en encourageant une certaine indépendance de pensée et de création, de permettre des circulations, de développer de réelles inscriptions dans des contextes socio-économiques et politiques spécifiques, tout en ouvrant des fenêtres vers le monde.
Il s’agit donc avant tout de jeter les bases pour une démarche chorégraphique professionnelle à Kinshasa et aujourd’hui à Kisangani. Depuis 2008, les Studios Kabako y suivent un groupe de quinze jeunes danseurs, autodidactes, aujourd’hui âgés de 16 à 24 ans, issus pour la plupart de la danse urbaine. Sont proposés chaque année deux à trois grands ateliers de deux semaines avec des intervenants différents, du Congo ou d’ailleurs (Belgique, Tunisie, Canada…), à même de partager des univers singuliers, de livrer des points de vue différents. L’idée est de poursuivre l’expérience jusqu’en 2011, soit quatre ans, et de proposer au terme de ces quatre années, et pour un groupe plus restreint, un accompagnement personnalisé (aide à la création, participation à des formations organisées par des structures partenaires…).
Les Studios Kabako ont ainsi signé une convention avec le Centre national de la danse pour l’envoi en France de jeunes danseurs en formation sur des périodes de trois mois. Papy Ebotani sera ainsi accueilli au CND d’avril à juin 2011, avec le soutien de l’Ambassade de France au Congo.
A côté des ateliers formels, sont proposés des parcours d’observateur ou de stagiaires sur des périodes de création, des parcours rémunérés qui plongent les artistes dans des processus concrets et immédiats. A ainsi été accueilli en novembre 08 sur trois semaines Sekombi Katondolo, danseur de Goma, Sekombi a pu suivre la deuxième résidence de création de more more more more… future.
Parallèlement, et grâce à l’appui de Convoi exceptionnel, les Studios Kabako ont monté une vidéothèque danse et organise régulièrement des projections collectives. Ces vidéos (une petite centaine) sont également en libre consultation.
Les intervenants des ateliers
A Kinshasa : Céline Bacqué (France, 2002 et 2004), Toufik Oudrhiri Idrissi, Olivier Stora et Gilles Imbert (France, 2002), Hanna Hedman (France/Suède, 2002), Anne Nguyen (France, 2004), Sylvain Prunenec dans le cadre des chantiers chorégraphiques Kin-Addis (France, 2005).
Faustin est intervenu en 2006 à Kinshasa, avec Christophe Wavelet (théoricien, critique et commissaire d’exposition français), Djodjo Kazadi et Papy Ebotani et à Lubumbashi dans le cadre de la tournée du Festival des mensonges au Katanga.
A Kisangani : Dinozord (DRCongo, 2008), Thomas Steyaert (Belgique, 2008), Hafiz Dhaou (Tunisie, 2009), Papy Ebotani (DRCongo, 2009), Faustin Linyekula (DRCongo, 2010), Ula Sickle (Canada, 2010), Clara Bauer (Argentine, février 2011), Andreya Ouamba, avec le soutien de l’AMA (Sénégal, juillet 2011).
A venir :
Un grand atelier régional en juillet-août 012, avec Boyzie Cekwana et Sylvain Prunenec (dates à confirmer).