Actions de formation

Partout sur le continent, la danse de création se cherche encore. Aux côtés des chorégraphes, pour trouver ses marques, la danse a un besoin plus qu’urgent d’interprètes susceptibles d’interroger les propositions des chorégraphes pour les mieux prolonger et les nourrir.
Et lorsqu’un chorégraphe choisit de travailler dans une ville où n’existe aucun cours professionnel, à Kinshasa comme à Kisangani, il n’aura d’autre choix pour créer que de former lui-même les futurs interprètes de ses spectacles.
La formation des danseurs est donc un aspect essentiel du projet des Studios Kabako. L'objectif n'est pas de transmettre une approche personnelle de la danse, mais de former des danseurs et des chorégraphes en encourageant une certaine indépendance de pensée et de création, de permettre des circulations (nord / sud, sud / sud...), de développer de réelles inscriptions dans des contextes socio-économiques et politiques spécifiques, tout en ouvrant des fenêtres vers le monde.
Il s’agit donc avant tout de jeter les bases pour une démarche chorégraphique professionnelle à Kinshasa et aujourd’hui à Kisangani.
Sont ainsi régulièrement organisés des ateliers ouverts à une dizaine de danseurs , mais plus largement à d’autres artistes : plasticiens, comédiens, musiciens… Outre le travail technique sur le corps, il s’agit de partager avec les danseurs quelques outils théoriques sur la danse, le corps dans espace et la création contemporaine en général, à travers discussions, improvisations, projections vidéos…

Sont ainsi intervenus :
Depuis 2006, dans la lignée de séries d’ateliers donnés auprès d’artistes ou d’étudiants en danse en Europe (Cork / Irlande en février 2004, PARTS / Bruxelles en novembre 2005 / janvier 2006, CNDC d’Angers en décembre 07) et aux Etats-Unis (Gainesville, Université de Floride en août 2005), Faustin a animé plusieurs ateliers au Congo auprès d’artistes de différents horizons (danseurs, comédiens, plasticiens, écrivain…) pour partager ses recherches autour du nom, de l’identité personnelle à l’ombre des mythes collectif et d’une Histoire sans cesse réécrite : Information : virginie@kabako.org




photo : Agathe Poupeney - PhotoScene.fr